Histoire


 La Métropole
Le territoire d'Orléans Métropole, à cheval sur la Loire, conjugue une situation géographique centrale, avec un environnement privilégié et un patrimoine historique riche de plusieurs siècles. Autant d’atouts qui contribuent à un cadre de vie de qualité, au dynamisme économique et démographique, ainsi qu’à l'offre culturelle abondante…

 Carte d'identité

Capitale de l'Orléanais, la ville se situe à environ 120 kilomètres au sud-ouest de Paris. Orléans, capitale régionale du Centre Val de Loire, compte plus de 117.000 habitants (population totale) au cœur d'une métropole de 282 800 habitants (22 communes) et d'une aire urbaine de 430.000 habitants. C’est le territoire qui a connu la croissance démographique la plus soutenue après celle de la métropole de Lille. 25% de la population a moins de 20 ans. Orléans est entourée par plusieurs régions naturelles : la Sologne se déploie au sud alors que les plaines de Beauce s'étendent vers le nord, avec la forêt d'Orléans. Orléans est en 2021 la commune la plus peuplée de la région Centre-Val de Loire après Tours. La figure de Jeanne d'Arc est indissociable de l'histoire de la ville, puisqu'elle joua un rôle décisif le 8 mai 1429 en délivrant la ville du siège des Anglais durant la guerre de Cent Ans. Sa figure omniprésente se dresse fièrement sur la place du Martroi, dans la cathédrale Sainte-Croix ou encore devant l'ancien hôtel de ville. Chaque année, la ville lui rend hommage lors des fêtes johanniques, inscrites depuis 2018 à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. La ville doit son développement dès l'Antiquité aux échanges commerciaux issus de la Loire. Important port de commerce fluvial, sa position plus ou moins à mi-distance de la source de la Loire et de son embouchure et au point du fleuve le plus rapproché de la Seine, en a fait le siège effectif de la « Communauté des marchands fréquentant la rivière de Loire ». Théâtre de la guerre de Cent Ans et terre de nombreux sacres royaux, la ville présente une grande richesse historique et patrimoniale qui lui permet d'intégrer depuis 2009 le cercle des villes d'art et d'histoire. Orléans est dotée de deux lignes de tramway et d’un réseau de transport qui couvre les 22 communes de sa métropole. Ville d'Art et d'Histoire, Orléans devient une destination touristique prisée des amateurs de nature et de patrimoine. Orléans en chiffres Région : Centre Val de Loire (2,57 millions hab.) Département : Loiret (45) (678 000 hab.) Métropole : Orléans Métropole (22 communes, 288 200 hab.) Altitude min. 90 m - max. 124 m Superficie : 27,5 km² Population d'Orléans : 117 026 hab. (INSEE 2020) https://youtu.be/9Ypz62pnFrE

 Antiquité

Cenabum a été fondée pendant l'Antiquité. Elle fut une place forte gauloise, l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre. La métropole des Carnutes était alors Chartres. Port de commerce majeur pour la corporation des nautes de la Loire, Orléans fut le lieu d'un célèbre massacre des marchands internationaux par un parti autochtone. Cet évènement donna un prétexte à César, alors en campagne pour la conquête de la Gaule : il extermina les habitants et incendia la ville en 52 av. J.-C.22 Une nouvelle ville fut bâtie sur les ruines de Cenabum par l'empereur romain Aurélien qui l'a refondée comme capitale d'une nouvelle civitas détachée des Carnutes. Elle fut nommée urbs Aurelianorum ou civitas Aurelianorum (en français : cité des Aurelii ou Orléanais), puis au neuvième siècle, Aurelianum23, et enfin, Orléans par simplification et évolution phonétique24. La ville a toujours été un point de passage stratégique de la Loire car elle se situe sur le point du fleuve le plus au nord, donc au plus près de Paris. Or les ponts étaient rares et la Loire dangereuse. Accompagnés des Vandales, les Alains franchissent la Loire en 40825. Un de leurs groupes, dirigé par Goar, accepte de se joindre aux forces armées romaines26. Aetius l'installe sur la Loire et à Orléans. Mais ces Alains, turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans. À Orléans toujours, sous le roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule vers 450. Attila assiège Orléans en 451, et y est défait par la coalition d'Aetius, de Mérovée et de Théodoric27. Ils prennent part à la bataille des champs Catalauniques. Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple : Allaines, Allainville, etc. La bataille d'Orléans se déroula en 463 entre les forces de l'Empire romain du magister militum Ægidius, soutenu par Childéric Ier, et les troupes du royaume wisigoth. Frédéric, le frère du roi wisigoth Euric, y est tué selon la chronique d'Hydace de Chaves.

 Moyen Âge

Au Moyen Âge, Orléans est l'une des trois villes les plus riches de France avec Rouen et Paris, toujours grâce à sa proximité avec cette dernière et sa situation sur la Loire. À l'époque mérovingienne, Orléans est la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage en quatre du royaume de Clovis Ier. Clovis y tient, en 511, un concile important tant religieusement que politiquement. Deux siècles plus tard, Orléans joue un grand rôle lors de la renaissance carolingienne. À l'époque capétienne, Orléans est la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. C'est dans la cathédrale d'Orléans, fief de la famille capétienne, qu'a lieu, en 987, le double sacre d'Hugues Capet et de son fils Robert II le Pieux (né et baptisé à Orléans27), pierre angulaire d'un pouvoir de huit siècles. Pour cette raison, le comté (puis à partir du XIVe siècle le duché) d'Orléans était traditionnellement donné en apanage au fils cadet du roi. Les monastères et leurs écoles se multiplient. En 1108, Louis VI le Gros est sacré dans la cathédrale d'Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. En 1306, l'université d'Orléans, la quatrième de France après Paris, Toulouse et Montpellier, est fondée par le pape Clément V. Attirant des intellectuels de toute l'Europe, elle se spécialise dans le droit. Elle contribue au prestige de la ville. Le titre de duc d'Orléans est créé en 1306 par le roi de France. Les ducs d'Orléans, dont le duché a été fondé au XIVe siècle, ne venaient presque jamais dans leur ville. Orléans est alors la capitale de cette province royale. En tant que frères ou cousins du roi, ils faisaient partie de sa Cour et avaient peu l'occasion de la quitter. Officiellement leur château était celui de Blois. Le duché d'Orléans était le plus vaste de tous. Il débutait à Arpajon, continuait à Chartres, Vendôme, Blois, Vierzon, Montargis. Le fils du duc portait le titre de duc de Chartres. Les héritages de grandes familles et les mariages ont permis aux ducs d'accumuler une richesse colossale. Orléans est aussi la ville de Jeanne d'Arc. Pendant la guerre de Cent Ans, cette jeune femme a joué un rôle très important à Orléans. En 1428, les Anglais assiègent la ville. Sur la rive sud, un châtelet dit « des Tourelles » protégeait l'accès au pont. La levée du siège de la ville, en 1429 par Jeanne d'Arc marque le début de la reconquête des territoires occupés par les Anglais. La ville qui était assiégée en vain depuis des mois par les Anglais fut libérée le 8 mai 1429, avec l'aide des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers. Les habitants lui vouèrent dès lors une admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui (fêtes johanniques d'Orléans). Ils la nommèrent « la pucelle d'Orléans » et lui offrirent une maison bourgeoise dans la ville. Les habitants contribuèrent également à la rançon pour la délivrer lorsque celle-ci fut faite prisonnière, en vain, car Charles VII, le dauphin devenu roi grâce à elle, garda l'argent pour lui. La ville finança aussi un monument commémoratif établi sur le pont de la Loire dès la fin du XVe siècle. Le monument, détruit en 1562 par les huguenots, puis reconstruit, est à nouveau détruit en 1792. Une fois la guerre de Cent Ans terminée, la ville retrouva sa prospérité. La situation stratégique de son pont lui a permis de collecter les droits de passage. La ville attirait des commerçants de partout.

 Époque moderne

Le roi Louis XI a largement contribué à la prospérité de la ville. Il dynamisa l'agriculture de l'Orléanais. Les terres exceptionnelles de la Beauce favorisent les cultures. Il relança la culture du safran à Pithiviers. Aux XVe et XVIe siècles, la ville est l'une des plus belles de France. Églises et hôtels particuliers s'y multiplient. La famille de Valois-Orléans accédera au trône de France par Louis XII puis François Ier. Plus tard à la Renaissance la ville bénéficia des passages des riches châtelains allant dans le Val-de-Loire devenu très à la mode, à commencer par le roi lui-même, Chambord, Amboise, Blois, Chenonceau étant des domaines royaux. Les guerres de Religion troublent fortement cette prospérité. La ville abrite de nombreux protestants, d'abord des étudiants germaniques, puis des Orléanais convertis. Jean Calvin est reçu et hébergé à l'université d'Orléans. Il rencontre des luthériens et y écrit une partie de ses thèses réformistes. En remerciement de cette protection, le roi d'Angleterre Henry VIII, inspiré des pensées du réformateur pour la religion anglicane, offre une bourse à l'université. Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les états généraux y sont réunis. Le roi François II, fils aîné de Catherine de Médicis et d'Henri II, meurt le 5 décembre 1560 dans l'hôtel Groslot, avec à ses côtés sa femme, Marie Stuart. Lors de la première guerre de Religion, Condé fait d'Orléans la capitale de l'insurrection protestante. De janvier à avril 1563, la ville subit un siège rude de la part des armées catholiques du duc de Guise, elle est reprise et ses remparts sont démantelés. La cathédrale fut plusieurs fois reconstruite. La dernière version a vu sa première pierre posée par Henri IV, et les travaux s'étalèrent sur un siècle, offrant ainsi un mélange de style fin Renaissance et époque Louis XIV. Elle est l'une des dernières cathédrales construites en France31. Avec la révocation de l'édit de Nantes (1685), elle perd ses derniers protestants. L'ordre monarchique engendre une nouvelle prospérité reposant sur le commerce fluvial qui atteint son apogée au XVIIIe siècle. C'est alors que la ville prend la forme qu'on lui connaît encore. La fortune locale repose à cette époque avant tout sur le commerce des vins et alcools produits localement, également la fabrication du vinaigre, le traitement et le commerce des sucres coloniaux (la ville compte alors 11 raffineries de sucre27), et le travail des étoffes. D'autres corps de métiers, au nombre de 70, jouent aussi un rôle important ; il y a par exemple 10 blanchisseries pour la cire (le miel du Gâtinais est déjà connu à l'époque). Avec deux jours de marché par semaine (les mercredis et samedis), il s'y vend environ 1 500 muids de bled chaque semaine27 - 1 muid d'Orléans fait 600 livres, et 1 livre faisant en moyenne 450 g cela donne plus de 400 tonnes de céréales changeant de main chaque semaine. Molière vint étudier le droit à Orléans. Il fut renvoyé de l'université pour avoir participé au carnaval, interdit par les règles non laïques de l'établissement.

Révolution française

L'Orléanais dans ses limites du XVIIIe siècle — dont Orléans était la capitale — et les communes et départements actuels. En 1790, la province de l'Orléanais est démantelée et le département du Loiret est créé, avec Orléans comme chef-lieu. Début 1792, la ville est choisie par la Législative afin d'y installer une haute cour pour juger des contre-révolutionnaires. Les premiers prisonniers y sont jugés, subséquemment acquittés en raison de la bienveillance de la cour. Le 29 août de la même année, Léonard Bourdon arrive dans la ville pour organiser l'arrivée des « Frères de Paris », une troupe de révolutionnaires qui doit inspecter les prisonniers en attente d'un jugement32. La troupe libère les prisonniers et le conseil du département se rassemble afin d'avoir des ordres de Paris, qui souhaite que le prisonniers soient acheminés à Saumur32. Nonobstant, les « Frères de Paris » refusent et décident d'emmener les prisonniers à Versailles où ils seront exterminés, sauf trois qui parviennent à s'échapper32. À la suite de cet évènement, des émeutes éclatent dans toute la ville le 17 septembre. Des maisons de notables y sont incendiés et pillées32. Le 16 mars 1793, Léonard Bourdon est visé par un attentat qui le blesse légèrement. Par la suite, les auteurs des attentats y sont condamnés à la peine capitale et guillotinés le 12 juillet32. La même année, des citoyennes orléanaises envoient une pétition à la Convention pour que les charges contre leurs maris soient abandonnées33. Anne Quatsault se déguise en homme pour entrer dans l'armée et obtient une pension en 1794.

 XIXe siècle

En 1852 est créée la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, qui fait notamment édifier la gare d'Orsay à Paris. L'arrivée du chemin de fer et la perte des colonies sucrières bouleversent, pendant un temps, l'économie de la ville. Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville se présente encore comme enjeu géo-stratégique. Le 13 octobre 1870, la ville est occupée par les Prussiens. L'armée de la Loire est constituée sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines et se base en Beauce à proximité de la ville. Premier réseau de tramway à traction hippomobile en 1877, électrifié à compter de 1899. Supprimé Les débuts de l'aviation Le début du XXe siècle, époque pionnière de l'aviation, voit Henri Farman faire plusieurs voyages entre Étampes (aérodrome de Mondésir) et Orléans. Son frère Maurice Farman vole de Buc (Yvelines) à Chartres et de Chartres à Orléans en 1909. Ferdinand-Léon Delagrange (1872-1910), autre pionnier de l'aviation et né à Orléans34, est à l'origine de la première route aérienne Juvisy-Orléans en 1909 ; c'est également lui qui insiste auprès des autorités locales pour que soit créé l'aérodrome des Grouesn 2 à Orléans, et pour qu'Orléans soit une étape dans la course d'aéroplanes Bordeaux-Paris40. L'armée permet également les atterrissages sur le champ de tir de Cercottes plus au nord, en lisière de la forêt de Cercottes. Puis le terrain de secours d'Orléans-Saran ouvre en juillet 1921, aménagé par le service de la Navigation aérienne avec un bâtiment pour loger un gardien, un atelier, un hangar et une cave à essence41. L'aviatrice Adrienne Bolland est enterrée à Donnery lieu d'origine de sa famille. Elle a participé à de nombreux meetings aériens à Orléans42. Elle a été membre également du réseau de résistance CND-Castille du Loiret pendant la Seconde Guerre mondiale, qui recherche des terrains d'aviation pour les Forces françaises libres43. En 2021, les archives départementales du Loiret lui consacre une exposition pour l'anniversaire des 100 ans de sa traversée de la Cordillère des Andes44. Elle s'est engagée en faveur de l'obtention du droit de vote pour les femmes42.

Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale frappe la ville de plein fouet. Les destructions sont nombreuses. En juin 1940, 681 immeubles sont détruits et 695 endommagés45 Pendant l'Occupation, les Allemands font de la gare des Aubrais une gare centrale pour leur logistique ferroviaire. Deux camps de transit sur le chemin de la déportation sont ouverts, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. Le pont Georges V est rebaptisé « pont des Tourelles »46. À la Libération, en 1944, les Britanniques bombardent intensément la ville et la gare des Aubrais45. Les dégâts sont très importants. Orléans est libéré le 16 août 1944 par les troupes américaines du général Patton47 avec la participation des Forces françaises de l'intérieur (FFI). La reconstruction Dans les années qui suivent sa libération, la ville est l'une des premières reconstruites : le plan de reconstruction et d'aménagement de Jean Kerisel et Jean Royer est adopté dès 1943 et les travaux commencent dès le début de l'année 1945. Cette reconstruction se fait pour une part à l'identique, comme la rue Royale et ses arcades, mais aussi ailleurs par la mise en œuvre de procédés de préfabrication innovants, comme l'îlot 4 sous la direction de l'architecte Pol Abraham48. Dans les années soixante, la ville est marquée par une expansion démographique et la décentralisation industrielle, et par la création du quartier de La Source où s'installent le campus universitaire et le Parc floral de la Source. Pendant Mai 68 la ville participe très vite à la grève générale qui s'étend. Jeudi 16 mai à 8 heures, les 1 200 salariés de l'usine Unulec, à Orléans, se mettent en grève49. Années 1960, « la rumeur d'Orléans » En 1969, la rumeur d'Orléans concerne la disparition supposée de jeunes femmes dans certaines boutiques de vêtements tenues par des juifs. Edgar Morin en a fait une étude détaillée dans un essai, décrivant la naissance, la diffusion et l'extinction d'une rumeur publique dans des villes de moyenne importance.

Orléans au XXIe siècle

La grande ville d'autrefois est aujourd'hui une ville moyenne de 275 000 habitants en comptant son agglomération. Rivale de Tours sur le plan régional, elle est depuis 1964 le siège de la préfecture de région50 Articles détaillés : gare d'Orléans, gare routière d'Orléans et tramway d'Orléans. La gare SNCF d'Orléans est, avec la gare des Aubrais, l'une des deux principales gares ferroviaires de l'agglomération. Anciennement située place Albert 1er, elle a été reculée de quelques mètres pour céder la place à un centre commercial en 1986. Elle dispose de 7 voies à quai en impasse (terminus) et est fréquentée par environ 2 600 000 voyageurs par an. Depuis le 25 juin 2007, Orléans dispose d'un système de vélos en libre-service baptisé « Vélo'+ », qui propose 350 vélos répartis sur 34 stations (2015)79. Orléans a été ainsi la quatrième ville française à proposer ce type de service, après La Rochelle (1974), Rennes (1998) et Lyon (2005). L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Orléans en reliant Saint-Nazaire à Constanţa, en Roumanie80. C'est la plus célèbre véloroute européenne. Longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Secteurs d'activité

Cinq grands secteurs d'activités sont représentés. L'informatique, les télécommunications, l'électronique et l'instrumentation. Orléans accueille notamment : Techcity (devenu Téléperformance), Expertline, Louis Harris, TDSI. L'agglomération compte d'autres opérateurs comme CMC-The Phone House (devenu Téléperformance à Fleury-les-Aubrais), BNP Paribas (Saran), laboratoires GREMI, CERI, LASEP, LEES, LESI, LIFO, le centre de recherche technologique Plasma Laser, Hitachi, Jabil circuits automotive, IBM, REDeutsch, Lexmark International ou CILAS. L'automobile est présente via la sous-traitance, avec une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin. La pharmacie : Orléans est incluse dans le premier pôle pharmaceutique de France (premier producteur pharmaceutique d'Europe en volume depuis 1975) avec 70 % de la production nationale. Un médicament sur deux est produit en région Centre-Val de Loire105. Elle accueille notamment les entreprises Servier, Sanofi, Famar France, Merck, Pfizer (site européen de conditionnement), McNeil (site européen de production forme liquide), le centre de biophysique moléculaire et l'institut de chimie organique et analytique. La cosmétique : la « Cosmetic valley » est un pôle national de compétitivité, qui fait de la région Centre la deuxième région pour la cosmétique et les parfums. L'agglomération accueille notamment les entreprises Christian Dior, Gemey, Shiseido, Sephora et Caudalie106. Le transport et la logistique : Orléans et sa région sont les plus gros employeurs de la filière logistique, avec 9 000 salariés et constituent la première plate-forme logistique de France106.[réf. nécessaire] Environ 400 entreprises ou établissements sont spécialisés dans le conditionnement, l'entreposage, le transport parmi lesquels le Groupe SEB, Quelle, Deret, Norbert Dentressangle, Premium logistic, Hays logistique, Transeco, Stockalliance, Giraud, Calberson ou Amazon.fr. L'environnement : Orléans regroupe différentes structures publiques liées à l'environnement comme la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement du Centre (DREAL), l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'Institut national de recherche agronomique (INRA), le Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement du Loiret (CAUE) ou le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L'Institut français de l'environnement (Ifen) était également basé à Orléans jusqu'à sa suppression par un décret du 29 novembre 2008. Avec 93 entreprises et quelque 2 400 salariés, Orléans arrive en tête de la filière régionale dans les domaines du recyclage, de la gestion des déchets et de l'eau.[réf. nécessaire]

Centres commerciaux

La ville possède deux centres commerciaux en centre-ville : Place d'Arc (31 000 m2, 65 boutiques) et les Halles Châtelet (50 boutiques). D'autres centres commerciaux sont installés en périphérie : Cap Saran à Saran (50 boutiques), Aushopping Saint-Jean à Saint-Jean-de-la-Ruelle (61 boutiques), Auchan Olivet et ZAC expo Sud au sud de la Loire, (50 boutiques), Chécy Belles Rives à Chécy (37 boutiques), E. Leclerc Olivet-La Source, E. Leclerc Fleury-les-Aubrais.

Espaces verts

Le parc Pasteur, de 4,5 hectares au nord du centre-ville, est créé en 1927149 sur d'anciens jardins ouvriers situés sur le terrain d'un cimetière désaffecté (le cimetière Saint-Vincent). Outre une statuaire datant essentiellement des années 1920, et un élément d'architecture réutilisé (le portail monumental de Saint-Samson, XVIIe siècle), on y trouve un grand bassin central, un théâtre pour enfants, des manèges, des jeux, ainsi qu'un petit train à vapeur en circuit fermé, offert en 1952 par la ville de Wichita (États-Unis), cité jumelle d'Orléans. Le parc possède aussi un ou deux courts de tennis et un espace sportif polyvalent. On y trouve aussi trois stèles dédiées aux combattants de différents conflits (parmi eux Pierre Ier de Serbie — guerre de 1870 — ainsi que les résistants et les déportés de la Deuxième Guerre mondiale). • Le jardin des Plantes de 3,5 hectares est situé au sud de la Loire ; il est créé en 1836 à partir d'un jardin botanique de 1640150. • Le Parc floral de la Source, créé en 1963, fait près de 35 hectares. Il est centré sur la source du Loiret (le bouillon), qui est, en fait, une résurgence de la Loire. • Le parc Louis-Pasteur dans le centre d'Orléans, qui fait 4 hectares • Le parc Anjorrant. • Le parc de la Fontaine de l’Étuvée au nord-est vers Saint-Jean-de-Braye, est un parc semi-naturel. • Le parc du Moins-Roux au sud en direction d'Olivet. • Le jardin de l’Évêché derrière la cathédrale. • Le parc Léon-Chenault derrière l'église Saint-Marceau. • Le jardin Jacques-Boucher. • Le jardin de l'Hôtel Groslot. • Le jardin de la Charpenterie. • Floralix, parc à thème éphémère.